L’enfant Jésus occupe la place centrale de la Nativité. En effet, toute la crèche s’organise autour de lui. Selon la tradition, il apparaît seulement au soir du 24 décembre. On le dépose alors dans la mangeoire, entre Marie et Joseph. Ainsi, ce santon à peindre devient le symbole de l’espérance et du renouveau. De plus, sa posture de nouveau-né paisible attire le regard. Elle donne donc tout son sens à la scène que vous composez.
Cette pièce appartient à la gamme traditionnelle des 7 cm. Le santon arrive brut, c’est-à-dire sans aucune couleur. Vous recevez donc une figurine en argile, prête à peindre. Par ailleurs, le modelage révèle déjà une grande finesse. En effet, les plis du lange, la rondeur du visage et la position des bras ressortent nettement. Vous gardez ainsi une liberté totale pour la mise en couleur. Par exemple, vous posez une carnation douce, puis un lange clair ou teinté. Enfin, peindre soi-même son santon brut reste une activité paisible et gratifiante. Elle se partage volontiers en famille, pendant les préparatifs de Noël.
Un santon brut présente un vrai avantage. En effet, vous l’accordez précisément aux teintes de votre crèche. Une fois peint, l’enfant Jésus rejoint la mangeoire de l’étable. Il prend place entre Marie agenouillée et Joseph. De plus, l’âne et le bœuf veillent juste à côté. Ainsi, ce personnage devient le cœur lumineux de la composition. Il rappelle donc le sens sacré de la crèche provençale. Autour de lui se rassemblent enfin les bergers, les Rois mages et les villageois.
Dans le lexique provençal, on appelle une figurine non peinte un santoun brut. De même, lui donner ses couleurs se dit pénher. Ainsi, en peignant ce santon vous-même, vous renouez avec le geste des santonniers d’autrefois. Vous transformez alors un simple bloc d’argile en une œuvre unique. Cette pièce intime se transmet enfin de génération en génération.